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Línguas e relação ao território
2016-09-23
Antoine Pascaud apresentou, em janeiro de 2013, uma tese de doutoramento em Linguística, na Université Michel de Montaigne - Bordeaux III, sobre as línguas e a relação ao território no caso de três comunidades de migrantes europeus: Portugal, Espanha, Grécia. +

Título  Langues d'immigration et rapport au territoire : le cas des communautés migrantes européennes dans l'agglomération de Bordeaux
Autor  Antoine Pascaud
Orientador  Alain Viaut
Data  Janeiro de 2014
Institutição  Université Michel de Montaigne - Bordeaux III
Área  Linguística

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01057947/document

Résumé  “Les langues d'immigration sont une catégorie spéciale de langues minoritaires, caractérisées par le fait qu'elles peuvent être majoritaires dans leur pays d'origine. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Conseil de l'Europe, dans sa Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires, a choisi de ne pas les intégrer en argumentant que leur statut officiel, ou du moins majoritaire, dans leurs Etats d'origine suffit à assurer leur protection et à leur promotion. Néanmoins, les locuteurs de ces langues, en contexte de migration, sont tout de même en position de minorités. L’étude de ces dernières revêt alors toute son importance. Comment les locuteurs parlent-ils, protègent-ils et enseignent-ils leurs langues d'origine ? Quelle représentation de leurs langues ont-ils ? Peut-on, pour mieux comprendre ces phénomènes linguistiques, catégoriser les migrations et ainsi différencier plusieurs types de communautés ? Une diaspora se différencie-t-elle d'une migration économique par ses pratiques linguistiques ? Un modèle est-il envisageable ? Le rapport au territoire de ces communautés sera central dans ce questionnement. Trois communautés migrantes d'origine européenne seront étudiées pour essayer de répondre à ces questions. Le choix de ces dernières est représentatif de différentes configurations migratoires mais aussi culturelles et, évidemment, linguistiques. Les concepts de diaspora et de communauté transnationale seront analysés. Le choix de travailler sur des langues européennes découle d'un raisonnement simple. Le statut de citoyen de l'Union Européenne des locuteurs de ces langues leur confère le droit de circuler librement dans les Etats membres et cette mobilité intra-communautaire va aller crescendo au fil des années jusqu'à devenir - ne l'est-il pas déjà ? - un enjeu capital de l'UE. De plus, la proximité culturelle, religieuse et linguistique de ces communautés vis-à-vis de la France, ainsi que la proximité géographique des territoires d'origine et d'accueil sont des éléments à prendre en compte.”

Abstract  “Immigration languages are a special category of minority languages, characterized by the fact that they may be majoritarily spoken in their original countries. It is for this reason that the Council of Europe, in their European Charter for Regional or Minority Languages, chose not to integrate them basing on the argument that their official status, or at least their majoritarily-spoken status, in their original countries is sufficient to ensure their protection and promotion. However, speakers of these languages in immigration context are still in a position of minorities. Hence it is important to study them. How speakers speak, protect and teach their native languages? What representations of their languages do they have? Can we, to have a better understanding of these linguistic phenomena, categorize the migrations and differentiate several types of communities? Do diasporas differ from economics migrations in their linguistics practices? Is it possible to establish a model? The relation to the territory of these communities will be central to this inquiry. Three migrant communities of European origin will be studied in the end to answer these questions, the choice of which is based on the representativity migration and cultural patterns and, of course, language patterns. The concepts of diaspora and transnational community will be analyzed. The choice to work on European languages derives from a simple reasoning. The European Union citizenship status of the speakers of these languages gives them the right to move freely within the Member States and the intra-EU mobility will go crescendo over the years to come – isn’t it already the case? - a key issue in the EU. In addition, the proximity to these communities - cultural, religious and linguistic - with French people, as well as the geographical proximity between original and host countries are taken into account.”

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